Série « Monuments du Foyer », 2025-2026
Cette série détourne des éléments architecturaux et des objets décoratifs au travers desquels surgissent des rapports de force, d’interdépendance ou de solidarité.
Chaque œuvre a pour point de départ une émotion, un sentiment de révolte ou d’injustice, puis une clé de compréhension, une prise de conscience comme une étape franchie dans mon appréhension du monde. Le rouge est la couleur prédominante car elle est à la fois celle du danger, de l’alarme, de la honte qui vient affecter et bouleverser mais aussi de celle de la révolte et de notre humanité commune.
« PILIER du SILENCE », 2025
Tiges filetées, tubes d’aluminium, fil de fer, coton et résine. Dimensions : 58 x 151 x 58 cm
J’ai imaginé ce « PILIER du SILENCE » comme un puits sans fin, une tour construite par des générations de femmes, chacune isolée pourtant chacune reliée aux autres par un destin commun ignoré. Chaque femme est un élément constitutif de ce pilier mais elle est aussi captive, empalée dans cette tour qui devient cage.
« FLAMBEAU de MEDUSE », 2025
Tiges filetées, tubes d’aluminium, fil de fer, coton et résine. Dimensions : 41 x 134 x 34 cm
Le féminisme a été pour moi une révélation. Un premier éclairage sur les structures sociales, le point d’entrée vers une meilleure compréhension des rapports de domination quels qu’ils soient et le remède à l’impuissance. Cette sculpture reprend le symbole de vénus avec un point levé auquel j’ai adjoint la figure de Méduse. Héritage symbolique, Méduse nous éclaire et nous passe le flambeau. Ce monument-torchère lui est dédié.
« CHEMIN-EE de L'APOCALYPSE », 2026
Tiges filetées, bois, tubes d’aluminium, écrous, fil de fer, coton, mat de verre et résine. Dimensions : 106 x 107 x 29 cm
J’ai toujours trouvé l’allégorie des cavaliers de l’Apocalypse assez fascinante et très représentative de ce qui fait une société inégalitaire et violente.
Le premier cavalier s’accapare tout, le second violente ceux qui osent résister, le troisième organise la pénurie et le dernier récolte la mort des corps épuisés, malades, ou affamés.
Sur ce « CHEMIN/CHEMINEE de L’APOCALYPSE », quatre cavaliers traversent un pont dont les piliers sont remplis de crânes. Ils pavent la voie de la barbarie.